Paris limité à 30 km/h d'ici fin 2021 : le grand enfumage écologiste

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Malgré une volonté apparente de lutter contre la pollution de l'air, la réduction de la vitesse à 30 km/h généralisée dans tout Paris augmentera les émissions de C02, particules fines et gaz d'échappement. Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette mesure prise par la coalition écologiste de Paris, Anne Hidalgo (PS) et David Belliard (EELV), va totalement à l'encontre des politiques environnementales. En réalité cette mesure permettra simplement de ponctionner encore et toujours plus les usagers. 

Paris limité à 30 km/h d'ici fin 2021 : le grand enfumage écologiste

Selon une étude de l'agence de la transition écologique en 2014, l'effet des limitations de vitesse en dessous de 70 km/h sur la qualité de l'air est négative. Rouler moins vite créer de la congestion et donc de la pollution.

Même si l'interdiction des voitures thermiques dans les grandes métropoles est annoncée pour 2030, pourquoi faire le choix d'un air plus pollué durant 9 ans ? Les inepties écologistes sont décidément sans limites. 

Les élus mettent en avant une meilleure gestion de l'espace public. La vitesse réduite dans Paris intra-muros serait une décision de "sécurité routière". Ce genre de réponse toute faite et laconique est souvent employée pour dissimuler les réelles intentions. Jusqu'ou ira-t-on sous prétexte de "sécurité routière" ? 15 km/h en ville ? 10 km/h ?

Dans le même temps, la vitesse maximale autorisée sur le périphérique va également être abaissée à 50 km/h pour des raisons de "fluidité du trafic" cette fois-ci. Le rétrécissement annoncé de cet axe avec l'implantation d'un parterre de gazon et d'une voie réservée au covoiturage ne devrait toutefois pas aider à désengorger un axe déjà extrêmement encombré à certains moments. Le pire reste donc à venir. 

On pourrait naïvement croire que l'objectif des politiques est de chasser les voitures et deux roues motorisés des grandes métropoles. En réalité il n'en est rien. Personne aujourd'hui n'est en mesure d'affirmer l'existence d'une alternative crédible pour les utilisateurs de véhicules motorisés, polluant ou non. Usage fait essentiellement dans le cadre de l'exercice d'une activité professionnelle. En revanche, plus des mesures coercitives sont prises, plus les dispositifs de contrôle sanction fleurissent sur l'espace public.  

David Belliard (EELV) a beau annoncer de façon mielleuse, la bouche en cœur que "nous avons tous envie de vivre dans une ville moins tendue, moins stressante où on prend plus le temps d'apprécier les choses", il n'en demeure pas moins que l'objectif dissimulé de leur politique est de créer les conditions pour taxer autant que possible les conducteurs. Les élus écologistes pourront toujours nier cette intention et se gargariser avec leurs projets utopiques et démagogiques, la réalité est que la mairie de Paris prévoit déjà de ponctionner les usagers de 45 millions supplémentaires en 2021.

Maires autorisés à implanter des radars sans l'accord du préfet : hasard ou coïncidence ?

Des radars automatiques sur des zones 30 km/h existent déjà dans Paris, comme celui situé rue de Maubeuge. Il y a fort à parier qu'au moment où la vitesse de circulation passera à 30 km/h sur la totalité de Paris intra-muros, de nouveaux dispositifs de contrôle-sanction seront implantés pour venir compléter les contrôles inopinés effectués par la police.

Le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin souhaite que les collectivités locales puissent installer des radars fixes où elles le souhaitent. Les maires seraient autorisés à se passer de l'accord du préfet pour mettre en place des dispositifs de contrôle. Une mesure intégrée à la proposition de loi "sécurité globale" débattue fin 2020 à l'assemblée nationale. Même si cette mesure n'a pour le moment pas été validée, nul doute que le sujet reviendra sur la table prochainement.

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