Traque organisée des usagers de la route : les pouvoirs publics entrent dans l'ère du Big Data pour connaître les zones où ça flashera le plus

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Traque organisée des usagers de la route : les pouvoirs publics entrent dans l'ère du Big Data pour connaître les zones où ça flashera le plus

Les préfectures vont bientôt exploiter les données issues de l'analyse du trafic routier pour positionner les radars où le potentiel de verbalisation est le plus fort. Un nouvel outil qui permettra d'optimiser la surveillance des usagers en observant les tendances de vitesse de circulation pratiquées par les usagers et le nombre de véhicules sur les axes.

Un appel d'offre avait été publié en 2017 pour "Acquisition de données de trafic". C'est Michelin Travel partner, filiale de Michelin et PTV Group qui a remporté le marché public. L'entreprise réalisera donc une cartographie des vitesses moyennes pratiquées sur chaque route. 

Un ciblage de type "marketing"

Le but assumé de la manœuvre est de déployer les radars fixes ou mobiles aux endroits les plus propices aux excès de vitesse et aux PV. Les voitures radar-privées seront également invitées à circuler au maximum sur ces tronçons routiers. Initialement, l'objectif était de réaliser des études statistiques permettant d'analyser localement les causes de l'accidentalité et les impacts des comportements, mais cette initiative a évidemment été dévoyée par les pouvoirs publics au profit d'une approche encore et toujours machiavélique. 

Un ciblage "client" avec "zone de chalandise" et "Géomarketing" quasi identique aux stratégies commerciales des entreprises à but lucratif. Les radars de l'Etat, un vrai gros business !

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Le français anonyme 19/02/2021 20:53

La société de surveillance se généralise, "Big Brother" devient réalité.
L'analyse des données du trafic routier pour cibler précisément où un radar sera le plus productif est absolument stupéfiant.
De ce fait, les pouvoirs publics admettent que les radars ne sont pas implantés uniquement sur des zones accidentogènes.
Après on viendra pleurer et dire que les chiffres de la sécurité routière ne sont pas en adéquation avec les moyens mis en œuvre.
Pas étonnant que la France soit mauvais élève en Europe en terme de sécurité routière avec une 14e ou 15e place sur 28 pays.