Décret état d'urgence sanitaire : zèle de certains agents des FDO, violence et verbalisations abusives

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Décret état d'urgence sanitaire : zèle de certains agents des FDO, violence et verbalisations abusives

La stratégie de certains fonctionnaires au service du ministère de l’intérieur pour tenter de faire respecter le décret, s’avère totalement malhonnête, voir honteuse. Des membres des forces de l’ordre n’hésitent pas, comme à l’accoutumé, à s’affranchir des lois pour arriver à leurs fins.

Il est évident que chacun doit respecter le confinement et les mesures mises en place pour lutter efficacement contre cette pandémie qui fait des ravages. Effectivement certains récalcitrants ne respectent tout simplement rien comme à leurs habitudes, d’autres n’ont pas les moyens matériels (imprimantes, papier…) pour être en règle. Ceux là sont verbalisés s'ils n’ont pas le précieux sésame en poche pour aller faire leurs courses, c’est la règle, pas grand-chose à dire à ce sujet, à part peut être qu’encore une fois ce sont les plus démunis, ceux qui n’auront pas la possibilité d’imprimer ou même d’écrire, qui se feront sanctionner.

Au-delà de ces inégalités sociales, au demeurant très classiques, ce sont les verbalisations injustes, voir même les violences aggravées de la part des forces de l’ordre dont plusieurs personnes ont fait part, qui préoccupent sur le devenir de notre société.

Depuis le début du confinement, plus de 4 millions de Français ont été contrôlés et plus de 300 000 procès-verbaux ont été dressés. Des chiffres, naturellement, en constante augmentation. La majorité de ces verbalisations sont tout à fait justifiées, en revanche d’autres semblent avoir été distribuées de façon totalement arbitraires. Soit par des agents qui n’ont tout simplement pas compris le décret et les règles qu’ils doivent faire respecter, on est donc sur un problème de compétence au sein du ministère. Autre possibilité et c’est sans doute la plus probable, le zèle et l’idée de certains fonctionnaires considérant qu’il faut en contrôler et verbaliser quelques uns abusivement pour en terrifier un millier. Les mutilations lors des manifestations des Gilets jaunes n’étaient-elles pas inscrites dans une même stratégie consistant à cibler des innocents pour communiquer sur la peur ?

Plusieurs témoignages font état de verbalisations injustifiées comme l’indique le site https://n.survol.fr/n/verbalise-parce-que ou ont peut lire des cas de verbalisations absolument ahurissantes où c’est l’agent qui considère ce qui est ou non de première nécessité. Des personnes se sont vues infligées des amendes pour détention de biscuits, coca-cola ou serviettes hygiéniques. Invraisemblable !

 

« On ne part pas à la guerre sans biscuits  »

 

Autre cas de contrôle abracadabrant et grotesque avec attribution d'un PV, l’éloignement du domicile. Un habitant de Plougastel Daoulas met exactement 4 min en voiture pour aller à Picard. Il ne croise personne et tombe sur un contrôle de police à la sortie du pont de Plougastel. Il ne s’inquiète pas, il est en règle. Sauf qu’il prend 135 euros. Pour quel motif ? Le policier indique qu’il n’est pas à 1 km de chez lui sauf que ce point du décret ne concerne que les joggeurs. Incompétence crasse du fonctionnaire, problème de compréhension du décret qu’il est censé faire appliquer ? Ou zèle et malhonnêteté en s’affranchissant des lois pour verbaliser, faire régner la peur en verbalisant un innocent ?

 

Faits beaucoup plus violents et inquiétants cette fois ci, plusieurs riverains dans une commune de l’Essonne aux Ulis se sont faits lyncher et tabasser « en règle » par des policiers de la BAC déchaînés, profitant manifestement de ce nouvel état d’exception leur donnant encore plus de pouvoir après l’état d’urgence déjà instauré en 2015. Sans véritable mobile apparents, la brigade semblait reprocher à ces personnes, comme le relate les médias, un oubli d’attestation. On ne sait pas si ces personnes ont été verbalisées, en revanche on est sûr qu’elles ont été tabassées.  Ces interventions de la police, d’une lâcheté incommensurable, s’inscrivent dans la politique de la sanction arbitraire et sont très éloignées du respect de la déontologie propre à la fonction de gardien de la paix. Comme avec les Gilets jaunes, le message de Castaner est sans ambiguïté : « Restez chez vous, sinon on vous défonce un par un, peu importe vos réelles intentions ».

 

 

La toute puissance de l’Etat règne dans ces moments de crise, c’est aussi malheureusement un aveu de faiblesse de la part des autorités. Notre capitaine de pédalo Macron autoproclamé « chef de guerre » l’a sans doute bien compris quand sa communication ne repose quasiment plus que sur « le culte de la personnalité ». Les prémices d’un Etat policier, d’une société de surveillance, liberticide, violente et autoritaire.