Usagers de la route : l’acharnement et la fureur des autorités

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Usagers de la route : l’acharnement et la fureur des autorités

Les français usagers de la route sont exaspérés. La traque organisée, planifiée, avec le déploiement des forces de l'ordre et prestataires privés sur des axes majoritairement peu accidentogènes, est devenue insupportable. Cet obstination, manifestement éloignée de toute préoccupation de "sécurité routière", devient même contre productif comme en témoigne l’abaissement de la vitesse maximum autorisée à 80 km/h sur le réseau secondaire où un désordre généralisé s'est installé sur des axes très fréquentés. 

« Lorsque je vois avec quelle fureur on traque l'automobiliste […] on ferait mieux d'utiliser ces forces et ces moyens à renforcer, ce qui est indispensable, la sécurité dans les grandes villes ou dans les campagnes. Et de laisser tranquille ce malheureux automobiliste »… C’était les belles paroles du maire de Paris en 1981. Un grand communicant qui finalement laissera un héritage bien plus contrasté. Pour cause, à peine réélu à la présidence de la République en 2002, Jacques Chirac fût à l’origine du déploiement, à partir de fin 2003, du réseau de radars automatiques fixes. Une première victoire des lobbies.

Bien qu'à partir des années 2000, le nombre de victimes sur les routes a nettement baissé, les résultats restent toutefois à relativiser et ne sont pas nécessairement à mettre à l'actif du déploiement massif des radars automatiques.  

En réalité, la diminution observée ne relève pas d’une politique audacieuse et volontaire comme souligné par Chantal Perrichon, présidente de la ligue contre la violence routière, mais s’inscrit dans une tendance générale. La raison est principalement technique. La sécurité des véhicules est bien plus importante qu’avant avec une révolution technologique, notamment avec l’ABS qui s’est largement imposé dans l’automobile seulement au début des années 2000 et l'ESP devenu obligatoire dans l'Union Européenne en 2011. On sait l’importance de ces équipements en termes de sécurité routière avec des résultats concrets. Aussi, les automobilistes ont considérablement modéré leur vitesse de circulation dans un souci purement financier. Avec la nette augmentation du prix du carburant, des péages et du coût de la vie en générale, les français n’ont plus les moyens de s’offrir le luxe de rouler « sport ». Par obligation, les automobilistes sont contraints de lever le pied et de rouler parfois moins vite que les limitations pour faire des économies. Toujours dans la rubrique économie, on notera également une volonté affichée de préserver son véhicule, souvent acheté à prix d’or et à crédit (avec un tarif de maintenance tout aussi important) en adoptant une conduite « soft » pour soulager la mécanique et optimiser la durée de vie des équipements. Le souci de la valeur de revente est également dans un coin de la tête. A cela s’ajoute les tarifs très élevés des assurances avec de forts malus en cas d’accident. Même dans ces conditions d’extrême vigilance, les conducteurs les plus consciencieux se voient malgré eux, déposséder du précieux sésame.  

En 2020, parvenir à conserver son permis de conduire relève de l’exploit et seuls les conducteurs sans obligation de kilométrage annuel important, semblent être épargnés. De plus en plus de citoyens sont contraints de braver l’interdit et prennent la route sans permis. Non pas pour se faire une montée d’adrénaline, jouer les gangsters, simplement que la vie ne leur en laisse pas le choix. Cette prise de risque est à leurs risques et périls et aux risques de potentielles victimes qu’ils pourraient faire sans être couverts par une assurance. Toutefois, tous les conducteurs pénalisés, n’osent pas franchir la ligne jaune. C’est souvent les plus honnêtes, ceux verbalisés souvent abusivement, qui peinent à faire valoir leurs droits face à la quasi-impossibilité pratique et administrative de se défendre. Ce sont ces mêmes personnes qui sont en proie à des drames sociaux, victimes des autorités zélées. Cette traque tous azimuts entraîne perte d’emploi (60 000 personnes par an perdent leur emploi à cause d’un retrait de permis), surendettement et même parfois incarcération.  

La sonnette d’alarme a déjà été tirée depuis quelques années, mais les autorités publiques font les sourdes face aux revendications qui se multiplient. Même la révolte des Gilets jaunes avec la destruction importante d’une partie du parc radars, ne semble pas les arrêter. Pire, ils s’en réjouissent probablement, dans la mesure où cela créait du business avec du service après-vente pour les industriels partenaires. Les dispositifs de sanctions, maintenant à la pointe de la technologie, sont développés main dans la main avec des entreprises peu scrupuleuses, clairement dans une optique de rentabilité, quitte à abuser les usagers. 

L'abaissement de la vitesse maximum autorisée à 80 km/h sur le réseau secondaire est l'exemple typique de la malhonnêteté intellectuelle des hauts fonctionnaires français. Aucune étude sérieuse n'a prouvé l’efficacité de cette mesure en terme de sécurité et le bilan après deux ans d’expérimentation n'est absolument pas concluant. Pire, cette mesure à même apporté de la pagaille sur les grands axes. La peur du gendarme pousse les automobilistes à rouler à 70 km/h plutôt qu'à 80 km/h. On observe donc de plus en plus de poids lourds qui se mettent à doubler les voitures. Ce qui pose réellement question en terme de sécurité routière.

 

Routes à 80km/h: Edouard Philippe favorable "à titre personnel"

 

Les injustices faites aux automobilistes sont révoltantes. Cet acharnement permanent et sans relâche, avec une montée exponentielle de la traque des usagers de la route par  tous les moyens est clairement sans aucune éthique et pleine de cynisme. L’instrumentalisation de la « sécurité routière » devient indécente. Ce n’est pas en répétant ad-nauseam que rouler à 80 km/h au lieu de 90 km/h sur une route départementale ou à 50 km/h au lieu de 80 km/h sur un boulevard périphérique qui permettra de sauver davantage de vies. Un mensonge répété mille fois ne deviendra pas une vérité. La réalité est tout autre et les autorités se gardent bien de communiquer les vitesses estimées par les enquêteurs lors d’accidents de la route. Dans les cas les plus graves, les vitesses sont souvent très éloignées de 90 km/h voir même de 120, 130 voir plus sur route départementale. C’est essentiellement la raison pour laquelle les motards sont les premières victimes de la route, de par l’absence de carrosserie bien sûr mais surtout à cause de la puissance des machines pas toujours bien appréhendée. La vitesse avec les montées d’adrénalines qu’elle procure reste un facteur qui incite à outrepasser les limites du raisonnable et a adopter des comportements inappropriés. Ce profil d’usager de la route est donc très éloigné d’un automobiliste circulant tranquillement à 90 km/h ou même 100 km/h. La vitesse limite sur départemental en Allemagne est fixée à 100 km/h avec un taux d’accident mortel inférieur à la France. Les autorités publiques françaises devraient peut-être se pencher sur ce qui explique les bonnes performances de ce pays voisin, qui n’est pas pour autant dans la fureur de la répression routière et où le respect du citoyen semble être de mise.

 

Radars : la machine à cash - Enquête exclusive

 

La France est un pays qui cherche systématiquement à taxer sa population mais aussi un Etat dirigé par des personnes malveillantes, peu scrupuleuses et roublardes, corrompues par des lobbies. Qui ose encore défendre les méthodes malhonnêtes des gouvernements successifs, plus particulièrement celles d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Christophe Castaner, pour lutter contre l’insécurité routière ? Oui à la sécurité, oui à une prévention routière juste et de bon sens. Non à la répression routière aveugle, inefficace. Non à la « sécurité routière » rance, pognogneuse et sans éthique.      

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Charl7981 14/03/2020 16:43

Quand on sait que 97 % des infractions à la vitesse relevées par les équipements du contrôle automatisé concernent des excès inférieurs à 20 Km/h (source ONISR).
Il serait intéressant d'avoir un affinement de ces données. On découvrirait certainement des chiffres ahurissants avec un taux incroyablement élevé concernant les excès inférieurs à 5 km/h.
Dans ces conditions l'objectif des autorités est sans ambiguïté : déplumer l'automobiliste en laissant penser qu'on le protège.

OlIvier Vason 14/03/2020 09:51

je suis à 100% d'accord avec cette article .
La politique allemande de sécurité routière avec un modèle de sécurité routière axe sur le bon sens , des limitation de vitesse comprises respectables et donc respecte dont près de 70 % de leur autoroute à vitesse libre 5CF réalitéroutière.fr) une gratuite de toutes leur autoroute + UN niveau de formation au permise conduire meilleure qu'en France + une police axe sur les comportements inadmissibles et l'ensemble de ses caractéristique permettent a l'Allemagne d'avoir 3049 mort sur ses route en 2019 ( + de 400 morts en mois sur ses route qu'en France) et ce avec près de 15 millions d'habitant en plus car sa politique de sécurité routier est au niveau éthique viable et respectable . À notre gouvernement = la classe politique d'enfin été ouvert et surtout d'écouter le remarquable pilote Bernard Darniche. Ce remarquable pilote de course demande depuis des Année qu'on importe intelligemment et de manier saine ce modèle en mettent un police de la route axe sur les comportement inadmissibles + dès les autoroute a 3X3 fois avec au minimum un changement de la limitation de vitesses de 130 a 150KM/H et là ou les conduitions le permettent mettre une partie de ce type d'autoroute à vitesse libre+ importer aussi le points forts des autre d'autre modèles de sécurité routière qui dépotent coté formations au pareils de conduire et qualité de conception et d'entretien du réseau routier.
IL demande pas la lune . À nos dirigeant +La classe politique de l'écouter au plus vite pour enfin pouvoir notre mortalité routière de manière durable car nos résultat face à l'Allemagne sont tout sauf glorieux!!!.....